Après neuf tours de scrutin, Annamie Paul a été élue cheffe du Parti vert du Canada, samedi. Elle est la première femme noire élue à la tête d’un parti fédéral.

Il fallait obtenir au moins 11 939 voix pour être élu. Mme Paul, qui était soutenue par Elizabeth May, a obtenu 12 090 voix. Dimitri Lascaris a terminé deuxième avec 10 081 voix.

Les deux candidats ont connu le plus de succès dans leur campagne de financement, tant sur le plan des sommes amassées que du nombre de donateurs.

Ce sont 35 000 personnes qui se sont exprimées à l’occasion d’un vote préférentiel : les électeurs ont pu classer de 1 à 8 tous les candidats.

Annamie Paul, une avocate de 47 ans qui a déjà travaillé à la Cour pénale internationale, veut injecter de la diversité – qui fait selon elle cruellement défaut – au sein du parti. Elle rapporte avoir été la cible de beaucoup de haine tout au long de la campagne, en particulier par le biais de commentaires antisémites sur les réseaux sociaux.

Lors de son discours, Mme Paul a assuré qu’elle allait tout faire pour que les Verts soient plus nombreux au Parlement.

Nous savons que les gens sont mieux au Canada quand il y a plus de membres du Parti vert qui les représentent. Je serai votre voix pour porter le message des Canadiens et pour que les Verts soient davantage élus.

Elle a estimé que le moment était historique. On fait quelque chose qui n’a jamais été fait dans la vie politique du Canada, a-t-elle lancé.

Elle a aussi promis de rester solidaire avec les Autochtones dans leur appel à l’action, à la justice et la lutte pour la détermination autonome.

D’après Annie Chaloux, professeure en politique appliquée à l’Université de Sherbrooke, le principal défi de Mme Paul sera de conserver toutes ces candidatures.

Ces candidats doivent l’appuyer pour la suite des choses. Le parti doit aussi aller chercher plus d’expertise et gagner en notoriété pour gagner des sièges de plus, a-t-elle ajouté en entrevue à RDI.

De son côté, Eddy Perez, le responsable des politiques internationales de Réseau action climat May, car MmePaul ne s’en cache pas, elle veut suivre les traces de MmeMay”,”text”:”il faut reconnaître l’importance de ce choix. Il abonde dans la reconnaissance que les membres ont envers MmeMay, car MmePaul ne s’en cache pas, elle veut suivre les traces de MmeMay”}}” lang=”fr”>il faut reconnaître l’importance de ce choix. Il abonde dans la reconnaissance que les membres ont envers Mme May, car Mme Paul ne s’en cache pas, elle veut suivre les traces de Mme May.

La main tendue des chefs

La nouvelle a été commentée sur les réseaux sociaux par les différents chefs de parti. et de bâtir un pays plus propre, plus sain et plus résilient pour tout le monde”,”text”:”Travaillons ensemble afin de protéger et de soutenir les Canadiens –et de bâtir un pays plus propre, plus sain et plus résilient pour tout le monde”}}” lang=”fr”>Travaillons ensemble afin de protéger et de soutenir les Canadiens – et de bâtir un pays plus propre, plus sain et plus résilient pour tout le monde, a réagi sur Twitter le premier ministre, Justin Trudeau.

Erin O’Toole, le chef conservateur, a félicité la nouvelle cheffe. Bienvenue au club non officiel des chefs élus pendant la pandémie. J’ai bien hâte de travailler avec vous!, a-t-il tweeté.

Yves-François Blanchet, le chef du Bloc québécois, a tendu la main à la cheffe fraîchement élue, lui aussi sur Twitter. Il n’y a pas de doute que [les Verts] au Canada et le Bloc québécois au Québec ont la capacité et le devoir de collaborer pour le bien de l’écologie et l’économie propre et durable pour nos deux nations, a-t-il écrit.

Du côté du Nouveau parti démocratique, le chef Jagmeet Singh a fait part de son souhait de travailler avec Mme Paul sur ce qui est le plus important, agir pour les gens.

Elizabeth May derrière un pupitre.

Elizabeth May a donné un discours-fleuve avant l’annonce de la victoire de Mme Paul.

Photo : Benoit Roussel

La course à la direction est la première de la formation politique depuis 2006. C’est le départ d’Elizabeth May à la tête du parti après les dernières élections fédérales de l’automne 2019, qui ont déclenché cette course.

La cheffe démissionnaire a tenu un discours-fleuve samedi soir, dans lequel elle a rappelé : Notre maison brûle. Nous devons écouter les scientifiques comme nous devons les écouter en ce qui concerne la pandémie. Elle continuera de siéger comme députée, l’une des trois élus du Parti vert à la Chambre des communes, et entend rester leader parlementaire.

Cette course à la chefferie a été marquée par la mise à l’écart de Meryam Haddad. L’ancien maire de Winnipeg, Glen Murray, avait aussi découvert que le parti n’avait pas transféré tous les dons destinés à sa campagne.

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