« Je comprends très bien la frustration des Québécois d’avoir un manque de branchement et je pense que c’est justifié », a déclaré le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, à l’Assemblée nationale, mercredi.

M. Fitzgibbon a expliqué qu’au moins 100 000 des 340 000 foyers à brancher n’auront pas encore accès à l’Internet haute vitesse avant la fin du mandat du gouvernement, en 2022.

Des documents de la CAQ, obtenus par Radio-Canada, révélaient mercredi que le parti au pouvoir sait depuis un an qu’il ne sera pas en mesure de respecter son engagement.

Pourtant, le premier ministre François Legault et son bureau ont martelé, mardi, que la promesse électorale sera tenue dans les délais.

Selon le Parti libéral du Québec, François Legault a fait le mauvais choix en ne disant pas la vérité aux Québécois.

Le lien de confiance est brisé.

Ce que je demande à François Legault, c’est d’être transparent avec les maires et les mairesses du Québec et tous les Québécois. De mettre cartes sur table, dit la cheffe de l’opposition officielle, Dominique Anglade.

Cette promesse brisée va laisser un goût amer aux milliers de Québécois qui sont contraints depuis des mois à faire du télétravail avec une mauvaise connexion Internet.

La CAQ rejette la faute des retards sur le Parti libéral

Face aux critiques, notamment libérales, la CAQ a exhumé la plateforme électorale du PLQ de 2003, qui promettait l’accès à tous les Québécois dès leur premier mandat.

Dans le précédent gouvernement libéral, la cheffe de l’opposition officielle était ministre de l’Économie, elle était responsable du dossier, elle était vice-première ministre et elle n’a pas réussi à faire bouger le dossier.

Entre 2016 et 2018, le gouvernement Couillard n’avait branché aucun Québécois à l’Internet haute vitesse.

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