La gouverneure générale du Canada a embauché l’ancien juge Michel Bastarache à titre de « conseiller constitutionnel » dans la foulée de l’examen du climat de travail à Rideau Hall, a appris Radio-Canada.

L’éminent juriste, qui a siégé au plus haut tribunal du pays, est mandaté pour veiller aux intérêts de l’institution de la gouverneure générale.  

Mon mandat est de voir à ce que l’indépendance et l’intégrité de l’institution ne soient pas affectées négativement par le processus créé par le Conseil privé, a-t-il écrit à Radio-Canada.

Michel Bastarache explique qu’il est là pour s’assurer que l’examen n’enfreigne pas les protections constitutionnelles dont jouit Julie Payette et pour éviter qu’elle ne se retrouve impliquée personnellement dans le processus.

Appelé à commenter cette information, le bureau de la gouverneure générale a déclaré par écrit que les services de l’ancien juge ont été retenus par l’institution pour assurer l’indépendance et l’intégrité de la fonction d’un point de vue constitutionnel.

Le Bureau du Conseil privé a mandaté une firme indépendante pour examiner le climat de travail dans le bureau de la gouverneure générale Julie Payette. 

Photo de Michel Bastarache devant un drapeau du Québec, en train de parler dans un micro.

Michel Bastarache, en 2011

Photo : La Presse canadienne / Clément Allard

Une vingtaine de sources ont allégué à CBC qu’un climat toxique y a régné. Selon ces allégations, Mme Payette aurait humilié publiquement des membres de son personnel. 

L’examen prévoit que la version des faits de Mme Payette et de sa proche conseillère Assunta Di Lorenzo sera entendue au cours du processus.

Le rapport, qui devrait être achevé cet automne par la firme Quintet Consulting Corporation, sera remis au président du Conseil privé et ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic Leblanc. Son contenu ne sera pas entièrement rendu public.

Julie Payette a affirmé qu’elle prenait très au sérieux les questions de harcèlement en milieu de travail. Sur Twitter, elle a indiqué avoir demandé cet examen indépendant, alors que le Bureau du Conseil privé a déclaré en avoir fait lui-même la demande.

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