« Il est probable que nous ne puissions pas nous rassembler pour l’Action de grâces, mais nous avons encore une chance de sauver Noël », a déclaré mercredi le premier ministre du Canada, qui a pris la parole à heure de grande écoute sur les réseaux de télévision pour faire le point sur la pandémie de COVID-19, quelques heures après la lecture du discours du Trône.

Dans un geste exceptionnel, Justin Trudeau a livré un discours à la nation vers 18 h 30 (HAE) pour inciter les Canadiens à redoubler d’efforts pour ralentir le retour en force du nouveau coronavirus.

Le premier ministre a plaidé en faveur d’un plus grand respect des consignes sanitaires comme la distanciation physique, le lavage des mains ou le port du couvre-visage. Il a également invité les Canadiens à limiter leur cercle social; à se faire vacciner contre la grippe en prévision de l’hiver; et à télécharger l’application Alerte COVID sur leurs téléphones mobiles.

Trudeau. Mais maintenant, le virus est en train de revenir en force dans plusieurs parties du pays.”,”text”:”Au printemps, on a tous travaillé ensemble pour aplatir la courbe, et nos efforts ont porté fruit, a rappelé M.Trudeau. Mais maintenant, le virus est en train de revenir en force dans plusieurs parties du pays.”}}” lang=”fr”>Au printemps, on a tous travaillé ensemble pour aplatir la courbe, et nos efforts ont porté fruit, a rappelé M. Trudeau. Mais maintenant, le virus est en train de revenir en force dans plusieurs parties du pays. L’automne, a-t-il déclaré, pourrait être bien pire que le printemps.

Les gestes qu’on pose aujourd’hui vont faire toute la différence sur ce qui arrivera dans deux semaines et dans deux mois […] On est à la croisée des chemins et l’avenir est entre nos mains.

Pour faire face à cette deuxième vague – mais aussi pour relancer l’économie –, le premier ministre Trudeau a fait valoir les grandes lignes du discours du Trône présenté plus tôt dans la journée par la gouverneure générale, qui repose sur quatre piliers : la santé, l’économie, l’égalité et l’environnement.

La situation vécue par trop de nos aînés dans les centres de soins de longue durée est inacceptable. Il faut que ça change, et ça va changer, a-t-il lancé. On va travailler dès maintenant avec les provinces et les territoires pour établir de nouvelles normes nationales pour les soins de longue durée.

M. Trudeau a également repris l’engagement, formulé dans le discours du Trône, à faciliter l’accès à des tests de COVID-19 et à prolonger la subvention salariale jusqu’à l’été.

L’opposition fera-t-elle tomber le gouvernement?

Son allocution a été suivie par celles des chefs conservateur, bloquiste et néo-démocrate.

Indisposé par la COVID-19, le nouveau chef du PCC, Erin O’Toole, avait préenregistré son message, au cours duquel il a souligné que le Canada vivait une crise d’unité dans l’Ouest et dans l’Est.

Selon lui, le discours du Trône Trudeau ne comprend pas les besoins réels des Canadiens”,”text”:”vient de démontrer que ça va être pire dans l’avenir, car M.Trudeau ne comprend pas les besoins réels des Canadiens”}}” lang=”fr”>vient de démontrer que ça va être pire dans l’avenir, car M. Trudeau ne comprend pas les besoins réels des Canadiens. Son parti votera contre, quitte à faire tomber le gouvernement libéral, qui est minoritaire à la Chambre des communes.

Après la pandémie, et avec un niveau de chômage très élevé, on a besoin d’emplois pour les Canadiens, pas de belles paroles.

Infecté lui aussi par le coronavirus, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a pour sa part choisi de répondre en direct, lui qui ne présente actuellement aucun symptôme de la maladie.

Il a réitéré sa menace selon laquelle le gouvernement a une semaine pour consentir aux transferts en santé sans condition aux provinces et au Québec, à défaut de quoi, le Bloc québécois votera contre le discours du Trône.

Enfin, le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a déclaré que sa formation allait continuer de se battre pour les Canadiens, sans toutefois dire s’il entendait voter pour ou contre le discours du Trône.

Le gouvernement Trudeau a besoin de l’appui d’un seul de ces trois partis pour survivre au vote de confiance sur ce discours.

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