Quatre élus de la Coalition avenir Québec peuvent pousser un soupir de soulagement. Même chose pour le maire de Laval.

Simon Jolin-Barrette, François Bonnardel, Chantal Rouleau, Ian Lafrenière et Marc Demers ont annoncé sur Twitter mercredi qu’ils avaient reçu des résultats négatifs aux tests de dépistage de la COVID-19 qu’ils ont subis.

MM. Bonnardel et Demers, de même que Mme Rouleau, ont précisé qu’ils demeureront en quarantaine jusqu’au 16 septembre, comme le prescrit la santé publique en cas de contacts rapprochés avec une personne atteinte de la maladie.

M. Lafrenière demeurera en quarantaine jusqu’au 17 septembre, alors que M. Jolin-Barrette a précisé en soirée qu’il poursuivait sa quarantaine préventive de 14 jours, sans donner de date précise sur la fin de celle-ci.

Les cinq politiciens avaient été placés mardi en isolement préventif, à l’instar de plusieurs autres élus provinciaux et municipaux ayant aussi côtoyé récemment la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent.

Celle-ci avait annoncé mardi matin avoir contracté la COVID-19, amenant tous ceux qui l’ont côtoyée dans la dernière semaine à prendre les mesures appropriées.

Quatre autres élus sur la touche

La députée indépendante de Marie-Victorin, Catherine Fournier, et la mairesse de Brossard, Doreen Assaad, font également partie des élus qui ont dû s’isoler après avoir côtoyé Sylvie Parent, la semaine dernière.

Par courriel, le cabinet de Mme Assad a fait savoir mercredi à Radio-Canada qu’elle était toujours en quarantaine et qu’elle le demeurerait jusqu’au 17 septembre, peu importe le résultat du test, qu’elle attend toujours.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, qui a été en contact récemment avec la ministre Rouleau, a elle aussi décidé de s’isoler, mardi.

Enfin, la députée Ruba Ghazal, de Québec solidaire, a fait savoir également qu’elle s’était placée en quarantaine en attendant le résultat d’un test de dépistage subi à la suite d’une rencontre avec le ministre Jolin-Barrette vendredi dernier.

L’isolement préventif devrait toujours être payé, selon QS

Cela dit, l’isolement préventif ne doit pas être juste un privilège de politicien, affirme Québec solidaire (QS).

Le parti de gauche réclame 10 jours de congés payés pour les travailleurs devant s’isoler ou ayant des responsabilités familiales pendant la pandémie.

Personne ne devrait avoir à choisir entre la santé publique et la santé financière, a insisté mercredi la co-porte-parole de QS, Manon Massé, en clôture du caucus présessionnel de son parti à Wendake.

Tout le monde, sans exception, devrait pouvoir s’isoler sans peur de perdre deux semaines de salaire, a-t-elle déclaré.

C’est facile pour les députés de dire : “Oui, on va se retirer volontairement”, mais il y a énormément de nos concitoyens pour qui c’est impossible.

Cette situation met l’ensemble de la société en danger, a-t-elle poursuivi. Si on ne fait pas tout ce qu’on peut au début pour prévenir la propagation, on se met collectivement, tout le monde, à risque.

Selon Mme Massé, le gouvernement Legault peut rapidement décréter l’ajout d’une banque de 10 jours de congés d’urgence et aider financièrement les petites entreprises qui le demanderont.

QS n’a pas chiffré cette proposition, estimant qu’il est difficile de prévoir l’évolution de la pandémie et dire exactement combien de Québécois devront se placer en isolement préventif.

Ne pas agir et laisser le virus se propager partout dans la société coûtera bien plus cher, estime cependant la formation politique.

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