Si les débats de la course à la chefferie du Parti québécois (PQ) ont lieu sans public, la rencontre de dimanche à Québec a permis aux militants de voir les candidats en personne.

Environ 100 personnes se sont déplacées à la salle de spectacle Le D’Auteuil pour entendre Guy Nantel, Sylvain Gaudreault, Frédéric Bastien et Paul St-Pierre Plamondon.

Les questions du public ont très peu porté sur les enjeux propres à la Capitale-Nationale, se limitant à au moins une question sur les relations avec les maires du Québec.

C’était bien entendu la question de la souveraineté qui était au coeur des discussions, à l’instar du premier débat de cette course qui a eu lieu plus tôt cette semaine.

Ce qui me nourrit le plus, c’est de rencontrer des membres du Parti québécois qui me disent : “nous sommes là”, a affirmé Sylvain Gaudreault lors de son temps de parole individuel au début de la soirée.

J’en viens à la conclusion qu’on est un parti à rebâtir, et je le dis sans aucun pessimisme. Le Bloc a pris seulement un an à se rebâtir et est redevenu à nouveau une force majeure en politique, d’indiquer ensuite Paul St-Pierre Plamondon, lui aussi, seul sur la scène.

Frédéric Bastien, quant à lui, a tenu à inviter les partisans à s’élever au-dessus du débat entre la gauche et la droite, pour amorcer des réflexions plus profondes.

Pour Guy Nantel, une des priorités est de mettre de l’avant les enjeux que le Québec pourrait lui-même contrôler, comme l’accès aux frontières et l’immigration.

Les mains d'une femme qui tiennent un téléphone intelligent qui filme une scène avec quatre hommes devant des micros

Environ 100 partisans ont participé à l’activité à Québec.

Photo : Radio-Canada

Sur fond de pandémie

Un peu comme la course du Parti conservateur sur le plan fédéral, maintenant terminée, celle du PQ doit se dérouler alors que la crise sanitaire se poursuit.

Deux autres débats virtuels sont à prévoir au mois de septembre. Le Parti élira son nouveau chef à partir d’Internet et par téléphone entre le 5 et le 9 octobre. L’annonce du vainqueur se fera lors du dernier jour de l’élection.

Les quatre candidats estiment que la pandémie est une bonne occasion de parler de leurs visions.

Ça démontre plus que jamais la pertinence de l’État-nation.

Guy Nantel a dit être convaincu que la question nationale et la course à la chefferie intéressent la population, même durant cette période difficile. Frédéric Bastien partage cette idée. C’est l’occasion pour le Parti québécois de redevenir le vaisseau amiral du mouvement nationaliste.

Il faut faire de la pandémie un moment pour rassembler les troupes, croit de son côté Paul St-Pierre Plamondon. Moi, je veux rassembler les gens du cas du oui, parce qu’on a un projet de société qui est actuel, un projet d’avenir.

Avec la collaboration de Camille Simard

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