Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, félicite le nouveau chef du Parti conservateur du Canada, Erin O’Toole, mais précise qu’il ne fera pas campagne à ses côtés lors des prochaines élections fédérales.

Doug Ford dit être trop occupé pour [s’]impliquer dans une quelconque élection. En conférence de presse, il a déclaré se concentrer principalement sur les besoins des Ontariens et sur la relance économique de sa province.

Si l’impopularité de Doug Ford avait été jugée nuisible à l’image du Parti conservateur du Canada lors des élections fédérales de 2019, la pandémie de COVID-19 a révélé un premier ministre ontarien plus calme et rassembleur.

Un esprit de collaboration

Doug Ford dit même être prêt à travailler avec n’importe quel parti politique élu à l’issue des prochaines élections fédérales.

Ça ne m’importe pas de savoir de quelle couleur politique vous êtes. Si vous êtes élu, je travaillerai avec vous.

Il a notamment tenu à souligner la relation phénoménale qu’il entretient avec le premier ministre libéral, Justin Trudeau, après s’être engagé à enterrer la hache de guerre avec son homologue fédéral l’année dernière.

Poignée de main entre Doug Ford et Justin Trudeau.

Le premier ministre ontarien, Doug Ford, en compagnie du premier ministre canadien, Justin Trudeau, à Queen’s Park

Photo : Radio-Canada / Patrick Morrell

Nous avons accompli beaucoup de choses en communiquant et en collaborant tout simplement, s’est réjoui Doug Ford.

En conférence de presse lundi, le premier ministre ontarien a malgré tout encouragé les Canadiens à se rallier autour du nouveau chef du Parti conservateur, Erin O’Toole, même s’il souhaite se faire plus discret lors des prochaines élections fédérales.

Erin O’Toole est devenu le troisième chef de l’histoire du Parti conservateur du Canada tôt lundi matin. Il a défait l’ancien ministre Peter MacKay, qui était également l’ancien chef du défunt Parti progressiste-conservateur du Canada.

La prochaine élection fédérale est prévue le 16 octobre 2023, mais le statut minoritaire du gouvernement de Justin Trudeau fait en sorte qu’elle pourrait survenir plus tôt. Un vote de confiance se tiendra notamment à la suite du discours du Trône du 23 septembre et, pour survivre, le gouvernement libéral devra au moins obtenir l’appui du Bloc québécois, du Nouveau Parti démocratique ou du Parti conservateur.

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