Le premier ministre Justin Trudeau a été bombardé de questions vendredi sur le retrait de l’organisme UNIS, WE Charity de la gestion de la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant.

Plus tôt, un communiqué de Bardish Chagger, ministre de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse, faisait état d’une décision mutuelle et indiquait que l’organisme UNIS avait également décidé de retourner les fonds déjà reçus .

La compagnie Unis We a décidé de se retirer de ce travail avec le gouvernement et nous appuyons cette décision.

Sur les raisons de ce retrait, M. Trudeau s’est contenté de répéter que cela revenait aux dirigeants de cet organisme et qu’il l’appuyait.

Tout en se disant déçu de cette décision, Justin Trudeau a plusieurs fois rappelé que son gouvernement allait continuer à aider les organismes qui œuvrent pour les jeunes.

Vendredi matin, son ministre de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse ne donnait pas non plus les raisons du retrait de cet organisme du programme gouvernemental. Il déclarait : 000demandes au cours de la première semaine, à l’avenir, ils ne géreront pas le programme”,”text”:”même si UNIS a lancé le programme et reçu plus de 35000demandes au cours de la première semaine, à l’avenir, ils ne géreront pas le programme”}}” lang=”fr”>même si UNIS a lancé le programme et reçu plus de 35 000 demandes au cours de la première semaine, à l’avenir, ils ne géreront pas le programme.

Vague de démissions

UNIS a connu une vague de démissions de ses cadres dans les derniers mois.

Ces départs ont eu lieu au moment où l’organisme venait de décrocher un contrat gouvernemental de plus de 900 millions de dollars pour gérer la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant.

Dans les dernières semaines, l’organisme a d’abord été secoué par la démission des présidents des conseils d’administration canadien et américain. Cela a été suivi par plusieurs départs et licenciements.

Les raisons de ces démissions demeurent nébuleuses.

Les difficultés d’UNIS embarrassent également le gouvernement fédéral qui annonçait que cet organisme était la seule organisation au pays capable d’administrer la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant.

Justin Trudeau avait affirmé que, par souci de transparence, son gouvernement avait laissé la fonction publique choisir l’organisme qui distribuerait les nouvelles bourses cet été.

Plusieurs organismes ont critiqué le choix du gouvernement libéral. Kate Bahen, directrice générale de l’organisme de surveillance Charity Intelligence Canada, doute qu’UNIS possède l’expérience suffisante pour mettre en oeuvre le programme fédéral.

Je ne sais pas comment on peut évaluer les antécédents ou les capacités d’un organisme de bienfaisance si cet organisme n’a jamais effectué une telle mission, s’interroge-t-elle.

Les conservateurs n’ont pas manqué d’attaquer le gouvernement sur ce sujet.

Ils se sont adressés à la vérificatrice générale, Karen Hogan, affirmant que la décision de sous-traiter la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant à WE Charity minait la capacité du Parlement à surveiller le programme.

Quatre personnes sur scène lors d'un événement public.

Les cofondateurs d’UNIS, Craig et Marc Kielburger introduisent Justin Trudeau et Sophie Grégoire au public, lors d’un événement organisé en 2015.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Ils ont aussi fait état de liens antérieurs du premier ministre Justin Trudeau avec l’organisation, qui a été fondée par les frères Craig et Marc Kielburger.

Justin Trudeau et Sophie Grégoire ont participé à plusieurs événements organisés par l’organisme, qui a été créé en 1995 par les frères Marc et Craig Kielburger. La femme du premier ministre, Sophie Grégoire, anime par ailleurs un balado pour UNIS.

Avec des informations de CBC News.

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