Après avoir autorisé les sorties il y a quelques semaines, Québec autorise cette fois les visites des proches dans les résidences privées pour aînés (RPA) sans éclosion de COVID-19.

Cette mesure de déconfinement touche plus de 100 000 résidents au Québec. Des mesures sont également prévues pour les résidences intermédiaires (RI).

Selon les documents obtenus par Radio-Canada, les PDG des établissements de santé (CISSS, CIUSSS) ont reçu hier le plan de déconfinement des RPA, en vigueur dès maintenant.

Ce plan prévoit notamment pour les RPA sans éclosion de COVID-19 les visites dans l’unité locative du résident seulement en portant un couvre-visage dans les corridors.

Dès le 26 juin, le personnel offrant des soins (dentaires, hygiénistes dentaires, audioprothésistes, etc…) sera autorisé, tout comme celui embauché par le résident ou la famille (coiffeuse, dame de compagnie, etc…).

Les activités de repas à la salle à manger pourront également reprendre en respectant la distanciation.

Les activités de groupe à l’intérieur et à l’extérieur sont également autorisées avec le concept de bulle ou en respectant la distanciation physique.

Yves Desjardins, président-directeur général du Regroupement québécois des résidences privées pour aînés (RQRA), se réjouit de cette décision.

Il s’agit d’une excellente nouvelle, que les résidents et leurs proches attendaient depuis longtemps. Il ne faut toutefois pas baisser la garde. Les équipes en RPA sont en mode vigilance et demeurent à pied d’œuvre pour éviter que des éclosions émergent.

Dans les établissements où des résidents sont atteints de la COVID-19, les visites demeureront toutefois interdites.

Sanctions prévues en cas d’infraction

La ministre des Aînés, Marguerite Blais, avait indiqué il y a deux semaines que son ministère se préparait à imposer des amendes aux récalcitrants et songeait à aller jusqu’à révoquer la certification de RPA dans certains cas.

Elle déplorait alors que des mesures d’assouplissement, déjà en vigueur dans les RPA depuis la fin du mois de mai, n’étaient pas toujours appliquées.

Il s’agissait notamment de l’obligation des sorties supervisées, de la possibilité de prendre sa voiture et de se déplacer dans les commerces pour les achats essentiels, comme la pharmacie, l’épicerie, les boutiques, de la permission d’être accompagné d’un proche aidant qui apporte un soutien significatif et de la possibilité d’aller jouer au golf.

On compte actuellement autour de 60 RPA où au moins un résident est atteint de la COVID-19. Au total, on compte au Québec près de 1800 RPA qui hébergent plus de 130 000 personnes.

Avec la collaboration de Gabrielle Cimon.

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