Des propos émis mardi par le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, au sujet de sa vision du racisme systémique ont déplu à des personnes qui lui reprochent entre autres de ne pas prendre ses responsabilités pour endiguer le problème.

Questionné lors d’un point de presse à propos de la position de la province sur le sujet, Scott Moe a reconnu que le racisme systémique est un phénomène bien réel. Il a ajouté que la grande majorité des gens de la province sont accueillants et gentils et qu’ils traitent les autres de la même manière qu’ils espèrent être traités en retour.

Il estime qu’il s’agit d’un bon moment pour reconnaître notre responsabilité personnelle, non seulement pour nous protéger contre la COVID-19, mais aussi dans la façon dont nous traitons les autres.

Il a poursuivi sa pensée en soulignant que la plupart des gens qui habitent en Saskatchewan sont accueillants.

Invité à développer sa pensée mercredi matin, Scott Moe a répondu par le biais d’un courriel envoyé par son attaché de presse Jim Billington, que les discussions sur cet enjeu doivent se poursuivre.

Réactions

Néanmoins, ses commentaires ont fait réagir la présidente de l’organisation Daughters of Africa, Kazia Katende.

Si on reconnaît qu’il y a du racisme, il faut [par la suite] changer beaucoup de choses. Il faut aller aux racines et ça prend beaucoup de travail, d’efforts et d’énergie.

Selon Kazia Katende, il est d’abord de la responsabilité du gouvernement de montrer l’exemple afin de permettre aux Saskatchewanais de s’identifier au message du premier ministre, par exemple.

Quand le gouvernement prend la responsabilité, c’est beaucoup plus facile pour tout le monde de travailler ensemble [pour enrayer le racisme systémique], mentionne-t-elle.

Bobby Cameron, le chef de la Fédération des nations autochtones souveraines, a remercié Scott Moe de reconnaître la présence du racisme systémique. Il souligne l’importance de travailler ensemble, discuter et de se comprendre.

Pour sa part, la présidente du Conseil multiculturel de la Saskatchewan, Rhonda Rosenberg, appuie la position de Scott Moe, précisant que sa vision et celle de son organisation est que le racisme doit être combattu à la fois individuellement et collectivement.

Avec les informations de Charles Lalande et de Thomas Gagné

Add Your Comment