La crise de la COVID-19 nécessite une « réponse d’envergure internationale, exhaustive et durable », a plaidé Justin Trudeau, jeudi, au lancement d’une initiative des Nations unies visant à venir en aide aux pays les plus pauvres de la planète.

Le premier ministre canadien prononçait l’allocution d’ouverture de ce que les Nations unies ont appelé un Événement de haut niveau sur le financement du développement à l’ère de la COVID-19 et au-delà, organisé conjointement par le Canada, la Jamaïque et l’ONU.

La rencontre, en mode virtuel, réunit des chefs d’État et de gouvernement, dont le président Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, des dirigeants d’organisations internationales, comme le FMI, la Banque mondiale et l’OCDE, et des entreprises.

Ralentir la propagation du virus, protéger nos citoyens et préparer la relance est un défi sans précédent et très coûteux, même pour un pays comme le Canada, a fait valoir Justin Trudeau, dont le gouvernement risque de devoir gérer un déficit de 250 milliards de dollars.

Alors on ne peut pas s’attendre à ce que des petits pays, qui n’ont ni les mêmes ressources ni les mêmes infrastructures que les nôtres et qui font face à des circonstances beaucoup plus graves que nous, vainquent ce virus par leurs propres moyens.

développement d’Afrique ainsi que les petits états insulaires”,”text”:”Nous devons prendre conscience des difficultés particulières auxquels font face les pays en développement d’Afrique ainsi que les petits états insulaires”}}” lang=”fr”>Nous devons prendre conscience des difficultés particulières auxquels font face les pays en développement d’Afrique ainsi que les petits états insulaires, a ajouté M. Trudeau, en campagne depuis des mois pour que le Canada obtienne un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.

La situation risque d’être particulièrement catastrophique pour les femmes et les filles qui vivent dans des pays fragiles et touchés par les conflits, ce qui risque d’intensifier les difficultés qu’elles vont rencontrer quand arrivera le stade de la relance. On ne peut pas laisser ça se produire, a-t-il aussi fait valoir.

L’ampleur de ces chocs économiques et sociaux pourrait plonger des dizaines de millions de gens dans l’extrême pauvreté et menacer les gains durement acquis en matière de développement dans de nombreux pays.

Selon l’ONU et le bureau du premier ministre Trudeau, l’initiative onusienne vise concrètement à trouver des solutions à six enjeux considérés comme pressants, soit :

  • la nécessité d’accroître les liquidités dans l’économie mondiale et de maintenir la stabilité financière pour permettre de préserver les acquis en matière de développement;
  • la nécessité de s’attaquer aux vulnérabilités découlant de l’endettement des pays en développement afin de sauver les vies et les emplois de milliards de personnes à travers le monde;
  • la nécessité de créer un espace où les créanciers du secteur privé peuvent mettre en œuvre, de manière proactive, des solutions efficaces dans un délai raisonnable;
  • les conditions préalables à l’amélioration du financement externe pour favoriser la croissance inclusive et la création d’emplois, notamment la réduction des coûts de transaction des transferts de fonds;
  • les mesures visant à élargir la marge de manœuvre budgétaire et à favoriser la mobilisation des ressources intérieures en empêchant les flux financiers illicites;
  • les mesures visant à garantir une reprise durable et inclusive en harmonisant les politiques de relance aux objectifs de développement durable.

Les solutions préconisées doivent être présentées à un Forum politique de haut niveau qui aura lieu en juillet, puis à l’Assemblée générale des Nations unies, en septembre.

M. Trudeau répondra aux questions de la presse internationale à 13 h, à l’occasion d’une conférence de presse conjointe, mais toujours virtuelle, avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et le premier ministre de la Jamaïque, Andrew Holness.

Add Your Comment