La sénatrice Lynn Beyak a cherché à éviter sa suspension de la chambre haute, mardi, s’excusant « sans réserve » d’avoir publié des lettres offensantes en ligne et s’engageant à en faire plus pour montrer sa contrition.

Mme Beyak a dit qu’après mûre réflexion, elle regrettait maintenant d’avoir publié les lettres — qui laissaient entendre que les cultures autochtones sont inférieures — et, plus tard, de s’être opposée vigoureusement à leur retrait.

Elle a été temporairement suspendue du Sénat pour cette affaire, mais sa suspension a automatiquement pris fin lorsque le Parlement a été dissous pour les élections fédérales de 2019.

En janvier, le comité sénatorial de l’éthique a conclu que sa suspension devait être rétablie, affirmant que Mme Beyak n’avait pas présenté des excuses suffisantes et avait omis de participer à des programmes d’éducation sur le racisme envers les peuples autochtones du Canada.

Mme Beyak s’est levée au Sénat, mardi, pour aborder le contenu du rapport, disant qu’elle se conformerait aux recommandations du comité.

Elle a assuré avoir appris de l’expérience et s’est dite désolée, prête à écouter et à s’engager de manière significative dans le processus.

Jusqu’en janvier 2018, Mme Beyak faisait partie du caucus conservateur avant d’en être expulsée par le chef de son parti Andrew Scheer en raison des mêmes lettres.

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