Un enseignant de Québec victime de fraude veut des excuses du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, après une fuite d’une base de données qui comprend les informations de 360 000 enseignants, actuels et anciens. 

J’ose espérer que le ministère va faire une sortie, au moins pour s’excuser, réclame François Charland, qui enseigne les mathématiques dans une école secondaire de Charlesbourg.

Des enseignants, dont M. Charland, avaient dénoncé dans les médias avoir été victimes de vol d’identité au printemps 2018. Une enquête était ouverte à la Sûreté du Québec, mais jusqu’à vendredi, la source de la fuite était encore inconnue.

Dans un communiqué, le ministère a confirmé que 000 enseignants après avoir dérobé un code d’utilisateur et un mode de passe.”,”text”:”des individus fautifs ont eu accès à une base de données renfermant les renseignements personnels de près de 360000 enseignants après avoir dérobé un code d’utilisateur et un mode de passe.”}}” lang=”fr”>des individus fautifs ont eu accès à une base de données renfermant les renseignements personnels de près de 360 000 enseignants après avoir dérobé un code d’utilisateur et un mode de passe.

Le ministère ne remet toutefois pas en cause la fiabilité de ses systèmes informatiques.

J’étais choqué de voir la quantité d’enseignants et d’ex-enseignants retraités touchés, indique François Charland. Il a été victime d’un vol de ses données personnelles alors qu’il enseignait en Estrie, au printemps 2018. 

François Charland, enseignant victime de vol d'identité.

François Charland, enseignant victime de vol d’identité.

Photo : Radio-Canada

En contractant une hypothèque, M. Charland s’est rendu compte qu’il avait plusieurs cartes de crédit et numéros de cellulaires à son nom qu’il n’avait jamais demandés. 

C’est quasiment une job à temps partiel de passer chaque jour deux, trois heures au téléphone pour s’obstiner avec les gens […]pour réussir à faire annuler des trucs.

Trop facile pour les fraudeurs?

Même si tout semble rentrer dans l’ordre pour l’enseignant, il craint de voir ses données utilisées à mauvais escient à nouveau et s’inquiète pour ses collègues.

dark web et donc peut-être un jour nos données pourraient recirculer. On n’est jamais vraiment protégé à long terme.”,”text”:”Ils [la Sûreté du Québec] ne pouvaient garantir que nos données n’étaient pas sur le dark web et donc peut-être un jour nos données pourraient recirculer. On n’est jamais vraiment protégé à long terme.”}}” lang=”fr”>Ils [la Sûreté du Québec] ne pouvaient garantir que nos données n’étaient pas sur le dark web et donc peut-être un jour nos données pourraient recirculer. On n’est jamais vraiment protégé à long terme.

Le ministère de l’Éducation promet d’offrir une protection gratuite aux enseignants touchés en faisant affaire avec des sociétés de surveillance du dossier de crédit. Pour François Charland toutefois, il faut agir au point de vue législatif.

On a envoyé des lettres à nos députés et on n’a pas vraiment eu de retour, à propos de la facilité de l’obtention de crédit. Les fraudeurs ont juste besoin de quelques pièces d’identité dérobées pour s’ouvrir des cartes de crédit, déplore-t-il. 

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